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Depuis ma tendre enfance, ma mère Jeannette F. Côté,
peintre sculpteur, et grande mystique... est
mon maître.
Toute ma vie je l’ai vue à l’œuvre sur des
céramiques et des peintures qui mirent
le pain sur la table, mais qui aussi nous ont
forgés aux dimensions
spirituelles et cosmiques dont son œuvre tout
entière est imprégnée.
Mon père est devenu céramiste, de manière
autodidacte, ainsi que ma mère, qui est
peintre, portraitiste, et sculpteure ; très tôt je
suis initiée à ces disciplines
par ma participation progressive à l'entreprise
familiale plusieurs fois exposée au Salon des métiers d'art de la
place Bonaventure à Montréal. J’estime avoir tout
appris, simplement à observer le travail de ma
mère qui peint toujours et qui m’est, encore à ce jour, une précieuse
mentore.
L'étude du dessin, de la peinture à
l'huile, du portrait et de la sculpture, m'amena
tout naturellement à l'École des Beaux-arts de Montréal,
en 1976.
Je n’y ai malheureusement « rien appris » que je ne
savais déjà, et n’y ai fait qu’un bien court
passage au terme duquel je compris que mon fils de 4
ans était bien plus important qu'un "papier"... Je compris que je
n’y étais pas à ma place
grâce à la sagacité de mon professeur qui me posa
cette question incroyable : « Que voulez vous
faire au juste? enseigner? ou peindre?
Surtout, ne me
répondez pas tout de suite! pensez-y bien
comme il faut et revenez moi là dessus». La réponse m’est venue sans
équivoque : PEINDRE! elle s'exclama « Et
bien allez-y! ...vous avez tout ce qu’il vous faut
!! ».
1988 m’amène au milieu des sculpteurs et des
artisans de la fonderie de bronze d'Inverness, à la correction aux cires de
l'Atelier d'Art d'Inverness. On reconnaît ma
facilité pour le portrait et j’obtiens des commandes
de bustes commémoratifs et d'effigies, tels celui
des cinq membres fondateurs de l'Hôpital Cook de
Trois-Rivières; l'effigie du 22ème Régiment
de la Gendarmerie Royale du Canada, dont un
exemplaire se retrouve aujourd'hui au Palais de
Buckingham en Angleterre.
En 1991, on me confie la sculpture du personnage
Elzéar Bouffier tiré de l'adaptation
cinématographique du livre l'Homme qui plantait
des arbres de l’auteur français Jean Giono ;
l'artiste québécois Frédéric Back, en fit un
film d'animation qui s'est mérité
plusieurs distinctions et honneurs ; je réalisai un bronze stylisé du
personnage d' Elzéar Bouffier et cette sculpture
fut présentée au milieu des industriels au Palais
des Congrès à Montréal, et remise aux 12 récipiendaires
s'étant démarqués par leur contribution
exemplaire à la cause
environnementale.
1992 m'amène à Toulouse, dans le sud de la France
pour un séjour d'un an, où j’ai le bonheur de
participer à l'exposition du "Salon de l'Association
Pluriel des artistes du Volvestre" (Toulouse). Au
contact de ces artistes je puise de nouvelles
approches et philosophies de vie qui donnèrent lieu à un
éclatement de ma gestuelle et surtout, à une
approche simplifiée de la vie de création.
En 1999, je me retrouve à Paris sur l'invitation du
peintre québécois Pierre Cornudet, de réputation
internationale, et basé en France depuis
plusieurs années; je participe alors à une exposition collective à la
Libraire du Québec et au Café Gergovie de
Paris. Je connais un nouveau souffle
créatif, portée par l'émulation des artistes
s'avérant d'une solidarité étonnante et
bien inattendue pour des "parisiens" ! J'en suis
revenue galvanisée et réconciliée avec
le milieu des artistes.
Ils
ont l'habitude du talent, de la nouveauté surtout,
constamment soumis à une variété
considérable d'expressions artistiques... et contrairement
à
certains milieux
d'ici, les rapports étaient "inclusifs", ouverts,
chaleureux, confiants ... j'y ai connu une
fraternité qui me régénéra tout à fait.
À
mon retour, je connais l’heureuse
surprise de voir mon nom dans un article du journal
La Presse de Montréal, cité à titre d’artiste
québécoise dont la sculpture bronze "La Vierge, Le
Saint, L'Avatar" se vit mériter la préférence du
public de l'Oratoire St-Joseph de Montréal.
En 2004, je reçois un contrat du Musée du Bronze
d’Inverness pour la réalisation d’une sculpture
commandée par la Fondation de l’Hôpital Ste
Justine de Montréal, pour leurs donateurs (Céline Dion, Charles Bronfman,
Pierre Karl Péladeau, et bien d’autres). Je réalisai
donc une mère et son enfant (thème imposé par le
client pour illustrer la douleur d’une mère face à
la maladie de son enfant) que j’intitulai
« Osmose »; ce bronze fut remis à Céline Dion,
événement qui parut au téléjournal du 24 décembre 2005, sur toutes
les chaînes de la télévision canadienne.
En 2006, je me rends à Paris pour un stage en
sculpture bas relief sur médaille, aux ateliers de
Valentina Zeile, sculpteure, plusieurs fois
médaillée d’or à Paris pour son travail, et pour qui un Musée fut érigé en 1992, en
Lettonie, pour l’ensemble de son œuvre.
En 2008, la Maison nationale des Patriotes me
commande trois aquarelles sur le thème des
patriotes; elles sont remises à l’honorable Bernard Landry, au
parlementaire Louis Charbonneau, et au président de
la Maison nationale des Patriotes. On me commande
également le portrait au fusain de l’honorable
Louis Joseph Papineau dont on tira une affiche
qui est présentement en vente à la MNP.

J.C. et M.F au
Salon des Métiers d'Art - 1975 - Place Bonaventure
Montréal
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